09 juillet 2007
Night Shayalaman
Mr Shyamalan a-t-il du talent? Oui, cent fois oui. Une mise en scène grandiose (et vive les superlatifs extravaguants), la musique très synchrone très discrète pour mieux nous faire pleurer à la fin quand elle enfle; les petits riens qui vous donnent un coup au coeur sans savoir pourquoi (oui, je sais, ça peut s'appliquer à plein plein de scénaristes, mais zut, je dis ce que je veux!), bref, encore oui. Le problème, c'est qu'il dérape parfois, le petit Shyamalan. Et pas qu'un peu.
Bon, je les ne les ai pas tous vus, loin de là...
Le 6ème sens:
Formidable film. Bruce Willis est franchement bluffant dans son rôle, enfin il ne sauve plus le monde, ça fait du bien! Haley Joel Osment, vous savez, celui qui dit le culte "je vois des gens qui sont morts" en se blotissant sous sa couette, le petit garçon médium, franchement, c'est un génie. Impossible de ne pas se mettre dans sa peau à lui, impossible. Bon, l'histoire n'est pas des plus originales, autant l'avouer; le dénouement l'est bien sûr plus, mais tout le monde le connaît, honte au bouche-à-bouche...
Incassable:
De même! Là, l'histoire est nettement plus originale, alors attention, si vous cherchez un film qui fait boum-boum-boum toutes les trois secondes, faudra repasser! Avec Bruce Willis toujours aussi formidable, à voir très, très vite! Jamais les comics n'ont été traités avec plus de respect, on en redemande!
Bon, je n'ai toujours pas vu Signes et Le Village...je tenterais de me rattraper bientôt! (tous ces points d'exclamation...)
La jeune fille de l'eau:
Euh...oui...
Bon. D'accord. Shyamalan a déconné. Et c'est un peu désespérant parce que ce film aurait pu vraiment devenir une merveille. Mais non. L'histoire est intéressante, la musique est absolument sublime bien qu'un peu répétitive, les deux acteurs principaux sont justes et touchants.
Mais alors qu'est-ce qu'on s'ennuie.
Ce qui était censé être un conte de fée devient une espèce de jeu de rôle qui s'enlise lentement, la faute au scénario, aux acteurs complètement démotivés (Shyamalan en tête, on a l'impression d'avoir affaire à un somnambule dépressif), bref, au début agréable et prometteur, ce film est un véritable fardeau, un peu allégé par la musique, qui, je le répète, est sublime.
24 juillet 2007
Ghost in the Shell
" Dis-moi, c'est comment de nager dans la mer?
"On sent le froid, la peur, la solitude, et même au fond...un peu d'espoir."
"Le corps est constitué d'innombrables composants,comme tous ceux qui ont fait de moi ce que je suis, c'est à dire un individu avec une personnalité propre. J'ai un visage, une apparence qui me distingue des autres,mes pensées sont nées au gré de mon expérience, elles sont uniques et je porte au fond de moi mon propre destin. Et ce n'est encore qu'un détail, car je perçois et utilise des informations par centaines de milliers, et tous ces phénomènes, en se mélangeant, crée ma conscience.
Pourtant, je me sens comme confinée, limitée dans le cycle de mon évolution...."
" Un enfant! Mes dires et mes sentiments étaient ceux d'un enfant. Et maintenant, je suis devenu adulte, je n'ai plus à me comporter comme un enfant. C'est maintenant que je peux dire ces mots avec ma propre voix."
Ghost in the Shell est l’un des films les plus complexes( et
sublimes) du cinéma.(vous allez me dire que je n’ai pas beaucoup de
comparaison, c’est pas grave, c’est pour la formule et en plus Edwood partage mon
avis, comme 90% des cas)
Tellement complexe qu’à la première vision, je n’ai rien compris. D'ailleurs sur le Web on a pensé nous éclaircir les idées. Voilà l'intrigue:
Petite mise à plat de l'intrigue pour ceux qui n'auraient pas
tout compris au film
Euh...oui... euh..Pas si simple, hein?
J’étais complètement écrasée par la splendeur des images et de la musique, bon, c’est déjà un début. Il a fallu une seconde vision pour saisir l’histoire (j’ai beau être d’une modestie assez spéciale, je ne dis quand même pas que j’ai tout saisi, le film ayant tant de degrés et de symboles, juste le squelette de l’histoire, donc)
Ghost
in the Shell commence
avec une petite scène d’ouverture sublime et un générique….fichtre, il est d’un
grandiose tétanisant le générique, d’une beauté phénoménale. C’est la naissance
de l’héroïne, Motoko, perfection,
fusion entre la machine et l’humain. Cyborg.
Naissance qui se fait sous la superbe musique de Kawai C’est le thème principal qu’on retrouvera avec une scène là encore muette, où « Motoko se reconnaît aussi bien entre un mannequin et un humain »(emprunt de phrase edwoodienne) , et le générique de fin. Les meilleures scènes, dons, avec celle de la plongée, plongée magnifique (déteignage de superlatifs edwooodien) , où Motoko se retrouve face à face avec elle-même, là où elle tente de trouver le « peu d’espoir » qui est au fond de l’eau, le peu d’espoir et ses doutes permanents sur son humanité.
Et le « Ghost », donc ? Le Ghost, c’est la conscience, c’est la mémoire, c’est le sentiment, c’est ce qui différencie les animaux de l’humanité. Ce ghost dont Motoko doute, ses craintes sont renouvelées par l’arrivée du Puppet Master, un programme extrêmement sophistiqué qui à tout l’air, même s’il n’est pas humain, d’avoir un « ghost » en lui. Alors à quoi servirait d’être un humain ?
N'ayez pas peur des choses qui vous échappent. Laissez-vous aller...plongez dans le regard de Motoko et oubliez tout le reste.
Un des plus beaux films de science-fiction.
Les objets animés ont une âme.
The Exorcist
Aaaaah!
Enfin.
Enfin.
J'ai rencontré le premier film qui m'a vraiment fait peur. Alléluia.
(si on exclut Phantasmagoria, mais c'est un jeu vidéo-film gore, donc ça n'a rien à voir)
J'ai lu après qu'à sa sortie, il était moins 18 ans, et qu'à la vision au cinéma, il y a eu des vomissements (c'est compréhensible, mais vraiment pour les âmes très très sensibles habitués aux films Disney) , des évanouissements (faut quand même pas exagérer), des crises cardiaques (ben voyons) et des fausses couches (il serait intéressant de savoir ce que prend le chroniqueur à l'heure de l'apéritif).
Non, très franchement, il doit y avoir quelques films bien plus effrayants. c'est sûr, c'est net, c'est clair. Juste des faits pour mettre l'eau à la bouche. Mais je reconnais que j'ai allumé la lumière au milieu du film et que j'ai vu des Linda Blair un peu partout pendant quelques jours...
L'Exorciste est sublime.
L'Exorciste est intelligent.
L'Exorciste a une musique formidable.
En quelques minutes, on est dans le film. Certaines images sont vraiment très belles, les acteurs sont au moins bons. L'Exorciste est effrayant, mais si on y réfléchit, pas gore. Deux morts et on ne voit quasiment rien. (feront mieux la prochaine fois...)
N'empêche.
Bon, l'Exorciste n'a pas que des qualités. Il est trop long, par exemple.
N'empêche.
Incroyable réalisme.
L'Exorciste ne peut pas laisser indifférent.
La scène de l'Araignée est atroce. Je ne savais pourquoi je ne les aimais pas, maintenant j'ai une raison en béton, même s'il n'y a pas du tout d'araignée(d'ailleurs j'espère que c'est bien la scène dont je parle, c'est celle ou Regan...euh...descend de l'escalier, si vous voyez ce que je veux dire)
L'Exorciste (H-B *) est un de mes films préférés, c'est un chef d'oeuvre.
*Hors Burton
27 juillet 2007
Hayao Miyazaki
Nausicaa de la vallée du Vent: 
Sur les conseils d'Edwood, j'ai choisi celui-ci en premier. Le résumé et les bandes-annonces m'ont fait craindre le pire...
J'avais tort, tort, et archi-tort.
Au bout de quelques minutes, le scepticisme s'effondre, et on est toute à l'histoire incroyable d'une jeune princesse et de son peuplé menacés par une forêt toxique, et d'autres peuples beaucoup moins pacifiques...
Je commence à m'apercevoir que mon résumé est aussi nul que celui que j'ai lu!
Il faut dire que l'histoire est assez compliquée. J'ai du le regarder deux fois pour comprendre tout bien, mais croyez-moi, ça en vaut la peine. Ce film est une merveille de puissance, de beauté, d'originalité, une oeuvre géniale. Rien à dire.
Conclusion:Même si je trouve
qu'Edwood a exagéré énormément en mettant Nausicaa avant Batman Returns
dans son top, je reconnais ne pas regretter mon pari qui s'annonce
sacrément bien. Le voyage de Chihiro:
Le film que j'ai voulu voir depuis des années et une des raisons de mon pari. Le film est beau, fichtrement bien fait, avec une histoire pleine de tendresse et d'originalité. Alors pourquoi cette petite pointe de déception qui s'exaspère lors du générique avec une chanson mélo à souhait?
J'en espérais peut-être un peu trop...
Conclusion: A voir!
Kiki la petite sorcière: 
Dès que je vois ce film, j'ai un sourire jusqu'aux oreilles. Plus mignon, pas possible!
Conclusion: Sublime Jiji!
Remake de Nausicaa, à voir seulement pour peut-être la plus belle musique de Joe Hisaishi.
J’allais abandonner quand Porco Rosso est intervenu. Miyazaki a la folie des avions et ça se voit. Tous les personnages sont attachants (gros coup de cœur pour Fio), l’animation est toujours formidable, du très grand art.
Conclusion: Un des meilleurs Miyazaki...
La plus adorable des oeuvres de Miyazaki, la plus tendre, la plus touchante, qui met les larmes au bord des yeux à chaque fois.
Conclusion: A égalité avec Nausicäa.
05 août 2007
Top 10...
...de films Hors-Burton.
1. Ghost in the Shell:
L'un des plus beaux films de science-fiction, l'un des plus beaux films tout courts, Ghost in the shell est une pure merveille du 7ème art, avec des images sublimes, une musique signée Kenji Kenwai qui ne l'est pas moins, un scénario complexe et terriblement intelligent, une héroïne bouleversante (et fantastiquement belle aussi), une oeuvre visionnaire dont on ne pourra jamais épuiser toutes les approches et interprétations. Coup de foudre, on s'incline très bas.
2.Nausicaa de la vallée du Vent:
Ze chef d'oeuvre of Miyazaki, un de ses premiers films et dont le génie est à des années-lumière des autres. Jamais le message écologique n'a été aussi fort, jamais une fin n'a été aussi parfaite. La plus belle musique du musicien fétiche avec celle de Mononoké à noter également.
2bis: Créatures Célestes:
Un film qui m'a fait pleurer toutes les larmes mon corps...Je préciserais plus tard.
3. L'Exorciste:
Un vieux copain maintenant, mais qui réussit toujours à effrayer. Mise en scène quasiment parfaite, les acteurs au moins bons, la musique très belle, tout le monde l'a vu, et quel que soit son avis, ce film ne peut pas laisser indifférent...
4. Le Dictateur:
Film culte du génial Chaplin, ce film est incapable de vieillir. Il fait toujours rire, il fait toujours verser une larme à la fin, et je me demande pourquoi je vous raconte tout ça car tout le monde le sait. Heureusement.
5. Les Feux de la rampe:
Du même auteur, et peut-être plus émouvant que le Dictateur, même incapacité à vieillir...
6. Porco Rosso:
Selon moi un des meilleurs Miyazaki. L'histoire d'amour n'est jamais guimauve mais très touchante (quoi qu'on se demande pourquoi mais pourquoi il hésite entre Fio et la chanteuse, mais il faut choisir Fio, enfin!) Ce qui n'est pas pour déplaire (oui je sais on s'en fiche) c'est que le film est très féministe...
6bis: Mon Voisin Totoro:
Ancêtre de Chihiro et de Kiki, ce dernier les écrase tous les deux, que ce soit par la magie que l'émotion. De nouveau, on a 3 ou 4 ans...pour notre plus grand bonheur.
7. Il était une fois dans l'Ouest:
LE chef d'oeuvre du maître du western, d'une beauté phénoménale, servie avec la musique de Morricone (j'ai besoin de rajouter quelque chose?), avec des acteurs formidables (à la première vision, j'étais tombée amoureuse de Claudia Cardinale). C'est très lent, mais au fond c'est tant mieux...
8. Le Magicien d'Oz:
Honte à moi: celle d'avoir oublié ce chef d'oeuvre est vraiment dure! Quitte à me répéter, le
Magicien d'Oz non plus ne vieillira pas. Certaines images sont aussi belles que les plus beaux dessins animés de maintenant, l'actrice principale est délicieuse, les chansons sont historiques et encore une fois j'arrive après la guerre...
9. Sixième Sens:
Rien que pour Osment, il mérite une place dans le top. Bruce Willis est formidable, l'histoire est très chouette...j'adore Shylamalan.
10. Incassable, du même auteur:
Le film qu'il faut voir avant les films de super-héros. Les comics sont rois, Bruce Willis encore plus formidable, on accroche ou on n'accroche pas...
Je remercie Edwood de m'avoir fait découvrir Ghost in the Shell et Miyazaki, encore une fois, merci, m'sieur Wood, même si vous êtes absent 23 heures sur 24, et que je vous déteste pour cette raison.
J'ai hâte de voir The Lovers dans mon top...
06 août 2007
La raison
...Pour voir Shreck ? La voilà, elle arrive:
En plus, c'est un excellent film d'animation, ne boudez pas votre plaisir!
18 août 2007
Innocence
Mon Dieu que c'est beau!
Je sors du film, la tête vide, complètement hypnotisée.
Première constatation: Innocence bat Ghost in the Shell premier du nom à plates coutures graphiquement.
Incroyable. Incroyable.
Ceux qui ont vu le premier savent à quel point.
Deuxième constatation: Que de références!
Troisième constatation: Tiens, cette fois j'ai réussi à suivre à peu près.
Quatrièmement: Pour les histoires d'amour, décidément moins on appuie dessus, plus c'est beau.
Cinquièmement: Gabriel est adorable, et même moi qui n'aime pas les chiens, je suis obligée de reconnaitre...
Sixièmement: Absolument penser à apprendre la merveilleuse chanson "Follow me"
Les scènes cultes: La scène d'ouverture, le générique, le magasin, le carnaval, la maison incroyablement belle mais aux séquences assez "malaisantes", la fin, la fin, toujours la fin, et le générique de fin.
Les Ghost in the Shell font partie des meilleurs films qui existent.
"Elle est partie. Au delà de la matrice universelle, ou au delà de son domaine tout entier...Il y a autant de chemins prouvant ton existence qu'il y a de "ghost"."
Conclusion générale: Sublime Motoko...
Vu le mal que j'ai eu à trouver les paroles de Follow me, je les mets ici, pour les fans.
Follow me-
Innocence: Ghost in the Shell 2
Music by Joaquin Rodrigo
Follow me to a land across the shining sea
Waiting beyond the world that we have known
Beyond the world the dream could be
And the joy we have tasted
Follow me along the road that only love can see
Rising above the fun years of the night
Into the light beyond the tears
And all the years we have wasted
Follow me to a distant land this mountain high
Where all the music that we always kept inside will
fill the sky
Singing in the silent swerve a heart is free
While the world goes on turning and turning
Turning and falling
Where all the music that we always kept inside will
fill the sky
Singing in the silent swerve a heart is free
While the world goes on turning and turning
Turning and falling
Follow me…Follow me…Follow me…
Traduction
(que je ne
vous conseille pas de lire, c’est toujours mieux en langue originale)
Suis
moi dans un pays en franchissant la mer ensoleillée
Attendant
au-delà du monde que nous avons connus
Au-delà
du monde le rêve pourrait être
Et
la joie que nous avons goûté
Suis-moi
le long de la route que seul le cœur peut voir
Se
levant au-dessus des amusantes années de nuit
Sur
la lumière au-dessus des larmes
Et
de toutes les années que nous avons gâchées
Suis-moi
dans un pays lointain, dans cette haute montagne
Où
toute la musique que nous avons toujours gardée en nous remplira le ciel
Chantant
dans le silence un cœur est libre
Au
moment où le monde tournera et tournera
Tournera
et s’évanouira
Suis-moi
dans un pays lointain, dans cette haute montagne
Où
toute la musique que nous avons toujours gardée en nous remplira le ciel
Chantant
dans le silence un cœur est libre
Au
moment où le monde tournera et tournera
Tournera
et s’évanouira
Suis-moi…Suis-moi…Suis-moi…
Les Indestructibles
Pour me remettre de l'émoi encore visible d'Innocence(tenez, on en voit encore les traces), rien de tel qu'un petit film charmant. Puis ça fait longtemps que je veux me mettre sérieusement à Pixar depuis le monde de Némo, que j'ai vu au moins une trentaine de fois (oui, ben...quand j'aime, j'aime)
Oui, mais lequel?
Direction (allez-y les enfants! Plus fort!
- Edwooooooooooooooood !!!
-Voilà.)
Cars, non...
Donc je tombe sur une critique Edwoodienne très positive sur l'avant-dernier Pixar.
Même, "Chef d'oeuvre!"
Bon, il exagère sans doute. Mais allons-y.
Première réaction: Pourquoi est-ce que Edwood a toujours raison?
Parce que c'est vrai. les Indestructibles est vraiment un petit bijou. J'avoue que ça faisait longtemps de n'avoir pas jubiler autant devant un film.
Eminemment jouissif, graphiquement sublime (mais ça on est habitués), des personnages tous aussi attachants (mis à part le méchant)...oui, décidément, ce serait un tort de se priver de cette petite merveille.
J'arrive après tout le monde, ceci est donc pour les retardataires)
20 août 2007
Ratatouille
Après les Indestructibles, je rentre donc très enthousiaste dans la salle de cinéma, car ce film est à nouveau signé Brad Bird.
Après un court-métrage hilarant de Pixar, le film démarre.
Après le film, on sort de la salle (sans blague). Tout le monde a un sourire jusqu'aux oreilles et les yeux qui brillent.
Il y a de quoi. Pixar est définitivement le studio de films universels.
Tout est vraiment adorable; le rat cuisinier Rémy, le cuisinier pas vraiment cuisinier, l'amourette...
Et- je ne vais pas vous étonner- c'est vraiment le plaisir des yeux.
Plaisir. Le mot qui résume les films Pixar.
Oui, décidément, oui.
24 septembre 2007
The Pit and the Pendulum
Imaginez. Imaginez que vous avez toujours eu envie de voir Vincent Price à l'oeuvre. Imaginez que vous êtes un fan hardcore Burtonnien. Imaginez que vous tombez sur une adaptation à moins de 10 E de votre nouvelle favorite d'un de vos écrivains favoris dont le rôle principal est tenu par Vincent Price, et que ce film est un des préférés de Dieu.
Vous pouvez donc juger de mon enthousiasme quand j'ai vu la perle.
Vous pouvez aussi imaginer la tête de la vendeuse quand elle a vu débarquer, entre des dizaines de clients achetant des fournitures scolaires, une ado pas du tout de noir vêtue lui tendant avec un grand sourire un vieux film d'horreur même pas à la mode.
Cela dit, qu'en est-il du film?
C'est tout d'abord-oui je sais je suis chiante mais je suis là pour ça- un plaisir jubilatoire de fan Burtonnien. On imagine très bien le petit Tim écarquillant les yeux quand la mariée morte poursuit son mari (tiens tiens), on repère la scène de la vierge de fer qui est l'ancêtre de celle de Sleepy Hollow...et bien sûr on voit jouer Vincent Price. Immense.
L'adaptation de la nouvelle d'Edger Allan Poe est plutôt libre. On y rajoute une histoire d'amour (une et demi avec celle, naissante, entre la soeur de Vincent Price et le frère d'Élisabeth) L'Inquisition est bien là mais ne sert de prétexte pour loger la salle de torture...bref on ne garde que le minimum. Pour avoir droit à 5min de pendule. Après une petite déception purement subjective ( parce que tant qu'à égratigner la nouvelle, autant torturer une femme, c'est beaucoup plus rigolo) pour la fin...d'accord, c'est plutôt court, mais je peux vous assurer que ça fait aussi peur que l'Exorciste, si si !
Enjoy !























