04 mars 2009
Twilight
C’est après
avoir lu la critique hilarante de 42 (il est urgent que vous le lisiez) que je
me lance à mon tour. Twilight. Ze Twilight, ze nouveau Roméo et Juliette
fantastique, une histoire d’amour bouleversante même qu’à côté les Hauts de
Hurlevent c’était rien, et même qu’Edwaaard il est trop bôôô, et même que…
Oui, bon,
faut pas déconner non plus.
Oui, bon,
j’avoue, j’ai lu les livres, (enfin y’a que le 1 et le 4 que j’ai lu en entier,
le 3 je l’ai même pas lu). Une histoire d’amour avec un vampire, c’était ma
période gothique (oui j’ai honte), bon enfin c’était attirant. Et puis y’avait
un Edward, c’est beau un Edward. Et puis ce qu’on ne peut pas retirer à
Twilight, c’est qu’il y a de jolies couvertures. Donc bref, point de
justifications stériles, j’ai lu Twilight. Et j’ai trouvé ça mignon. Sympa.
Naïf. Mais alors de là à comprendre pourquoi ce bouquin a eu un tel succès et
pourquoi il a eu un tel lot de fans hystériques (Edwaaaa….ta gueule), y’a tout
de même une sacrée marge.
Passons au
film. Euh…de quoi me souviens-je ? D’une musique qui casse les oreilles,
de jolies filles, d’effets spéciaux grotesques (même Ed Wood aurait pas osé),
d’un père de Bella très convaincant, d’un rythme…euh…chiant, d’une réalisation
qui va du chouette au nul (effets spéciaux, bis), de VF à vomir, hum, et quid
des acteurs principaux ?
Kristin
Stewart, et c’est le point avec lequel je suis pas du tout d’accord avec 42,
est très bien. Très convaincante. Très juste. En fait, c’est elle qui sauve le
film. Elle a fait tout ce qu’elle pouvait faire avec un personnage aussi
stéréotypé que Bella. Bon, ensuite on
est d’accord, elle obtiendra pas un Oscar, et on l’oublie avec le film trois
jours après…
Et Robert
Pattinson. Yark yark. Je vais me faire un plaisir de le démolir, celui-là.
Marre d’entendre les admiratrices au lycée (hiiiiiiiii !) (Robert il est
trop bô !!!) (Et même qu’il joue trop bien !!!) (Et même qu’il est trop
fort !!!) (Vos gueules bis). Son physique étant tout ce qu’il y a de plus
banal, tout le monde s’est donné le mot pour le faire beau gosse. Comment
crée-t-on un beau gosse ? C’est simple. Regardez bien. D’abord, soigner sa
première arrivée. La musique hideuse bam-bam-poum-poum qui se déchaîne, ça le
fait, histoire de montrer que c’est bien lui qui arrive, non non pas un autre,
lui ! au cas où ne l’aurait pas deviné, le spectateur est un con c’est
bien connu. Ensuite, le super effet de mèche appelé « l’Oréal, c’est parce
que je le vaux bien », c’est classique, mais ça marche toujours. Et
maintenant que le côté héros/beau gosse est bien martelé à coups de gros
marteau, on va se faire le côté mystérieux/sombre tout en subtilité grâce à un
froncement de sourcils très affecté. La classe !
Le cours de
bio est tout simplement intolérable. Un beau gros ralenti qui montre les
cheveux de Bella flotter au vent, et notre héros- pour qui l’odeur évidemment
est très alléchante car il s’agit d’un vampire, ne l’oublions pas !- va
aussitôt se reculer précipitamment, la main sur le nez, fronçant les sourcils
de plus belle. Quelle subtilité, quelle délicatesse dans le jeu, on n’en
revient pas, il est fort ce Pattinson !
Enfin, the
ultimate raison, l’argument décisif pour virer cet…acteur(hum) est son prénom.
Vous trouvez ça crédible un vampire appelé Robert ?
Ze personnage of Edward (parce que je ne vais pas me priver d’en remettre une couche)

Wah le froncement de sourcils !
Il paraît
qu’Edward Cullen (quand on donne à son héros un des plus beaux prénoms du monde, on
vient pas le gâcher avec un nom grotesque) est le phantasme de toutes les
filles. Dieu merci, je n’en suis pas une
(enfin si mais non) Faut vraiment être très frustrée ou alors très niaise ou
alors très misogyne (ça existe aussi chez les filles) pour soupirer devant le
Bôôoô z’Edward. Tiens, oui, pour commencer il est bôôô. Certes dans les livres
il n’y a pas la superbe musique taraboumboum stoinstoin « attention,
j’arrive », ni le magnifique effet de mèche, ni les éblouissantes
utilisations des sourcils, mais il n’y a pas plus de subtilité. Bella se
contente de soupirer « ah qu’il est bôôô !!!! » trente-six fois
par page. Et ça repart à chaque tome.
Ensuite,
monsieur regarde Bella dormir la nuit (car il ne dort pas, étant bien bien
au-dessus des petites contraintes humaines, et plus il est divin, et en plus il
est beau, et en plus…pitié arrêtez-moi) et il paraît que c’est vâââchement
romantique (soupir extasié). Bon, je ne sais pas vous, mais il me semble que si
je découvrais que quelqu’un s’introduit dans ma chambre chaque soir sans que je
le sache, le type aurait ma main dans la gueule et je prendrais soin à ne pas
m’approcher de lui dans un rayon de 100km. Ensuite, le bôoo Edward sait tout
faire, peut tout faire. Vous imaginez être avec quelqu’un qui n’a pas besoin de
vous, franchement ?
Edward est
horripilant surtout à cause ses pouvoirs et capacités. Il est très fort, il
court très vite, il est très beau, il est très intelligent, oui, oui, et ta
sœur ? Bonjour le stéréotype. Ah mais non, j’allais oublier, c’est un
vampire, donc il est mystérieux et sombre et donc pas stéréotypé, mais oui mais
bien sûr mais où vais-je chercher ça il suffit de lui coller cette étiquette et
c’est bon. Pour ma part, je le trouve
surtout très vide. Et très chiant. Et
puis, non, ce n’est pas un vampire.
Oui, ben oui, je l’affirme haut et fort, un vampire est un être qui a perdu son âme et qui boit du sang humain, pas un bôgoss super-fort super-beau qui brille dans tous les sens du terme. Le vampire est ici un être responsable qui essaie de se fondre dans la foule, bien poli, bien gentil, bien mignon, parce que ô boire le sang de pauvres petits humains innocents c’est pas bien du tout et il faut être tolérant parce que c’est pas bien l’intolérance et même si le sang d’animal est pas bon on survit avec et hop sans blague. Bref, Mayer a piétiné tout ce qui assimilait le vampire à l’érotisme. D’ailleurs, pas question de faire pouet-pouet avant le mariage, mes aïeux mais quelle horrible atroce faute serait-ce.
Conclusion: y'a des fans d'Edward, grand bien leur fasse (moi j'irais me réfugier dans la cape de Bela Lugosi)


