15 décembre 2008
Il est né le divin enfant...
Noël.
J'adooore Noël.
Mais uniquement dans les films, hein. Parce que dans la vie réelle...
I. Avant Noël
1. Les cadeaux
Rassurez-moi, vous aussi tout le monde vous dit avec un soupir de martyr ou avec un air bourru "Non, non, je ne veux rien, je ne regreeette rien, contrairement à toi vile enfant pourrie gâtée issue de notre lamentable société de consommation contre lequel je protesterais en serrant bien fort mes petits poings toutes les soirées s'il n'y avait pas un match de foot à 20h?" Parce qu'avec moi ça rate jamais. (Non, j'exagère: ce serait pas un match de foot, mais plutôt les Experts) Donc vous êtes obligés d'y aller à l'aveuglette. A l'aveuglette dans les deux sens du terme, d'ailleurs, parce que quand vous vous décidez enfin à y aller, il fera forcément tout noir et il pleuvra selon les règles de l'emmerdement majeur. La pluie, c'est très important, parce que vous êtes obligés de sortir votre parapluie et ça va commencer à être rigolo. 5 points si vous renversez la viennoiserie de la petite fille à 6 heures! 15 si vous éborgnez la vieille dame à 11 heures! 10 si vous décapitez le gosse à 2 heures! Non! Ne touchez pas le policier à l'air méchant! Pas le policier à l'air...trop tard.
Bref, vous rentrez épuisé, ruiné, achevé par votre quête dont nous ricanerons copieusement sur les résultats après.
2. La famille
Bon, ça y est, votre dernière heure a sonné. Ne le niez pas. Ne le niez pas, sinon je vais vous dire une horreur auprès duquel la petite fille de l'Exorciste passera pour une gentille, adorable (et polie) gamine:
The family is coming!
Ah non, ne criez pas à la mort, je vous avais prévenus. Vous vous en doutez au fond de vous-même, hein ? Vous saviez que cette répugnante horde de loups affamés débarquerait, l'œil injecté de sang et la bouche débordante de salive! Vous saviez, vous vous rappeliez, non sans horreur, les petits cousins monstres, les grands frères et sœurs encore plus pénibles; les mêmes, plus grands, apportant leurs petit(e)s ami(e)s hautain(e)s et prétentieu(ses)x, les oncles et tantes avec leurs compliments déplacés et leurs bavardages constants...Sans compter la mère qui craquera toutes les cinq minutes et votre père (chacun sa technique de survie) qui se collera contre l'ordinateur et qui ne vous le cèdera qu'au prix qu'un combat sanguinaire et sanguinolent. Croyez-moi, vous y êtes jusqu'au cou. SI vous me contactez, on pourra prendre rendez-vous pour se suicider ensemble. Ce sera plus sympa.
3. Le repas
Il y a des moments où on voudrait se faire esthète, ou spartiate, ou anorexique. Parce que quand vous regardez avec horreur (de loin, pour éviter de vous faire prendre) les belles-mères ("tu veux que je t'aide, ma chérie? Mais c'est pas du tout ça! C'est pas du tout ce qu'il fallait mettre! Ma pauvre chérie, laisse-moi faire, tu n'y connais rien), les tantes ("moi, j'aurais pas mis ça, y'a une amie qui m'a dit que le petit copain de sa collègue qui est cousin au troisième degré du demi de l'oncle du gastronome Machin, qui, lui...), et votre mère, qui, cédant à toutes ces attaques, pleure éperdument dans la nourriture, accompagnant ainsi à la perfection les dentiers des belles-mères et la salive de vos tantes, eh bien...faisons dans l'euphémisme...ça ne donne pas faim.
Pendant Noël
1. Les cadeaux
Bon, je ne vous raconterais pas l'éternel coup de l'horrible pull à dentelle et à petites fleurs (tous sexes confondus) offert alors que vous avez demandé un bouquin, un CD, un DVD, n'importe quel cadeau civilisé, cela flatterait trop mes instincts sadiques et il faut que je fasse attention. (En même temps, quand vous voyez, toute la misère du monde, vous avez pas le droit de vous plaindre, et toc.) Non, écoutez plutôt les exclamations dégoûtées au déballages de vos cadeaux pour lequel vous avez quasiment risqué votre vie (le policier à l'air méchant était vraiment très méchant). Le concert des "quelle horreur!" "t'as pas confondu avec quelqu'un d'autre?" se mêlent délicatement à vos oreilles.
Si vous ne m'avez toujours pas contacté pour prendre rendez-vous près d'une falaise, vous pouvez toujours vous étrangler avec le pull.
2. La famille
Ah, les saveurs de la cohabitation...Cherchez pas qui fera le ménage dans votre chambre après, ce sera forcément votre faute. L'avantage? L'échange des cadeaux. (Car les autres ont toujours des cadeaux mieux que les vôtres)
3. Le repas
Vous aimez les fruits de mer? Allez donc voir par ici!
Si ceci n'est pas arrivé à vous faire vomir, bravo, vous avez l'estomac solide. Mais réussirez-vous à ne pas succomber aux commentaires fielleux de la famille déçue dans leurs cœurs, dans leurs âmes et estomacs par le repas? "Ma pauvre chérie, tu n'as vraiment pas su..." "Moi, si on m'avait écoutée..." "C'est paaas ma faute!" "Vos gueules!" finiront par hurler les hommes de l'assemblée. Par ce cri du cœur, le silence tombera, tout le monde son petit morceau de sardine à l'huile grignotera, un tel s'étouffera, une telle sanglotera, la tante à l'hôpital le petit cousin emmènera(ceci est un chant de Noël).
Après Noël
1. Les cadeaux
Un peu de courage, vous pouvez faire face à la déprime qui monte en vous à cause de vos présents ratés. En plus, quelqu'un a eu la bonne idée de vous donner un peu d'argent, ça vous paiera quelques séances de psy. Quand aux vôtres, il y a des tas de sites très bien pour les revendre.
2. La famille
Elle s'en va! Elle s'en va!
Mais...elle se vengera. She will come back...
3. Le repas
L'embêtant, c'est qu'il y aura la queue aux toilettes. Pensez donc à vomir dans le jardin.
Joyeux Noël ! (hum)(pour le sadisme je me soigne, mais c'est pas encore ça)
Commentaires
Et là j'vais surement te faire envie : on sera que 7 à mon repas de Nowele.
Mouahahaha finit les repas à 150 où on déteste la moitié des convives, j'ai rompu les ponts avec la partie désagréable !!
Car la liberté c'est avant tout une histoire de choix, quand on ne peux pas choisir on n'est pas libre et c'est pas coul.
Je vais te faire encore plus envie: on n'est que cinq (six avec le chat)
Joyeux Noëls !
Comme elle aime ses parents cette Nightmare !
Je te déteste gamine prétentieuse et ingrate et j'espère que tu auras les pire cadeaux que tu as pu souhaités avoir, tiens comme ceux de MR Jack distribuait.
Honte à toi, fille de rien !
Et beurk !
Quant à Hérisson, c'est une tradition tribale de détruire les ponts chez lui...
Joyeux Noël en perspective.
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