Des mots-dés

"Et si je poussais une plainte déchirante pudiquement cachée sous la morsure cinglante de mon humour ravageur ?" Non...rien..

24 juillet 2007

Ghost in the Shell

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" Dis-moi, c'est comment de nager dans la mer?
"On sent le froid, la peur, la solitude, et même au fond...un peu d'espoir."

"Le corps est constitué d'innombrables composants,comme tous ceux qui ont fait de moi ce que je suis, c'est à dire un individu avec une personnalité propre. J'ai un visage, une apparence qui me distingue des autres,mes pensées sont nées au gré de mon expérience, elles sont uniques et je porte au fond de moi mon propre destin. Et ce n'est encore qu'un détail, car je perçois et utilise des informations par centaines de milliers, et tous ces phénomènes, en se mélangeant, crée ma conscience.
Pourtant, je me sens comme confinée, limitée dans le cycle de mon évolution...."

" Un enfant! Mes dires et mes sentiments étaient ceux d'un enfant. Et maintenant, je suis devenu adulte, je n'ai plus à me comporter comme un enfant. C'est maintenant que je peux dire ces mots avec ma propre voix."


Ghost in the Shell est l’un des films les plus complexes( et sublimes) du cinéma.(vous allez me dire que je n’ai pas beaucoup de comparaison, c’est pas grave, c’est pour la formule et en plus Edwood partage mon avis, comme 90% des cas)

Tellement complexe qu’à la première vision, je n’ai rien compris. D'ailleurs sur le Web on a pensé nous éclaircir les idées. Voilà l'intrigue:

Petite mise à plat de l'intrigue pour ceux qui n'auraient pas tout compris au film


Euh...oui... euh..Pas si simple, hein?

 

J’étais complètement écrasée par la splendeur des images et de la musique, bon, c’est déjà un début. Il a fallu une seconde vision pour saisir l’histoire (j’ai beau être d’une modestie assez spéciale, je ne dis quand même pas que j’ai tout saisi, le film ayant tant de degrés et de symboles, juste le squelette de l’histoire, donc)

Ghost in the Shell commence avec une petite scène d’ouverture sublime et un générique….fichtre, il est d’un grandiose tétanisant le générique, d’une beauté phénoménale. C’est la naissance de l’héroïne, Motoko, perfection, fusion entre la machine et l’humain. Cyborg.

M

Camouflage

Naissance qui se fait sous la superbe musique de Kawai C’est le thème principal qu’on retrouvera avec une scène là encore muette, où « Motoko se reconnaît aussi bien entre un mannequin et un humain »(emprunt de phrase edwoodienne) , et le générique de fin. Les meilleures scènes, dons, avec celle de la plongée, plongée magnifique (déteignage de superlatifs edwooodien) , où Motoko se retrouve face à face avec elle-même, là où elle tente de trouver le « peu d’espoir » qui est au fond de l’eau, le peu d’espoir et ses doutes permanents sur son humanité.

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Et le « Ghost », donc ? Le Ghost, c’est la conscience, c’est la mémoire, c’est le sentiment, c’est ce qui différencie les animaux de l’humanité. Ce ghost dont Motoko doute, ses craintes sont renouvelées par l’arrivée du Puppet Master, un programme extrêmement sophistiqué qui à tout l’air, même s’il n’est pas humain, d’avoir un « ghost » en lui. Alors à quoi servirait d’être un humain ?

N'ayez pas peur des choses qui vous échappent. Laissez-vous aller...plongez dans le regard de Motoko et oubliez tout le reste.

Un des plus beaux films de science-fiction.

Les objets animés ont une âme.

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Posté par Projet2501 à 20:20 - Cinéma - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


The Madness is began

Bon, et bien alors?
On l'attend, quoi!
EH bien, oui, je vais commencer à délirer, la petite Nightmaredream va sombrer dans la folie, déjà qu'elle était bien partie pour, n'est-ce pas, donc elle va commencer, par extension, à parler du grand, du beau, du fort( hum...), du Dieu de ses Terres, de ses Mers, de ses Cieux, enfin de:

Tim_Burton

bon, on va commencer en douceur, avec du déjà-vu:

Timothy William Burton est né le 25 août 1958 à Burbank, en Californie. Il passe une enfance très ennuyeuse décrite dans Edward..., ses loisirs favoris étant les promenades et les jeux dans le cimetière à côté de chez lui, et la vision de quelques centaines de films fantastiques C'est là qu'il "rencontre" son idole Vincent Price, et son autre idole: celui qui est dans le costume de Godzilla, qu'il rêve d'imiter plus tard.  Il dessine et commence déjà à produire de tout petits films avec quelques amis.
A 21 ans, il part travailler chez Disney pour "Rox et Rouky"ce qu'il qualifiera de "supplice". Pendant 3 ans, il sera condamné à dessiner des petits renards, à sniffer des marqueurs, et à s'arracher des dents de sagesse. "Vincent" le tire de sa routine, un petit film d'animation qu'il devra réaliser avec les 60 000 dollars offerts par Disney . C'est l'occasion de rencontrer Vincent Price pour lui demander de faire le narrateur. Celui-ci accepte avec enthousiasme, et on le reverra dans Edward...qui serra son dernier rôle au cinéma. Leur amitié est décrite dans Ed Wood, entre Ed et Bela Lugosi.
Puis il continue avec un moyen-métrage, "Frankenweenie", qui lui permettra de se faire remarquer par la
Warner.  


Terminons avec des extraits de la préface de "Tim Burton par Tim Burton" écrite par Johnny Depp himself, qui n'a rien à faire là mais si chouette qu'on ne s'en lasse pas
.

"En face de moi, j'avais un homme pâlot, apparemment fragile,l'oeil triste et les cheveux encore plus hirsutes que si on les avait filmés au réveil. A la vue de la tignasse de ce type -une touffe à l'ouest, quatre brins à l'ouest, une mini-vague, et le reste éparpillé du nord au sud- j'ai pensé instantanément: "T'as besoin de sommeil, mec!" Quand soudain ses mains se sont mises en mouvement, avec cette manière d'onduler dans l'air sans presque aucun contrôle. Il s'est mis à tapoter nerveusement la table,  a parlé de façon compassée- un trait de caractère que nous partageons tous les deux-, et m'a regardé avec ses yeux grands ouverts et brillants venant de nulle part, des yeux curieux qui en avaient beaucoup vu mais qui continuaient néanmoins de tout scruter...Bref, un fou furieux hypersensible."
"Tim est un artiste, un génie excentrique, courageux, drôle jusqu'à l'hystérie, loyal, non conformiste et franc du collier. Il est lui-même, et c'est tout. Je n'ai jamais vu quelqu'un de si évidemment hors-jeu s'adapter aussi bien. A sa manière..."

                                                                  
Johnny Depp, préface de                                                 "Tim Burton par Tim Burton"

A suivre!!!!

Posté par Projet2501 à 22:28 - Tim Burton - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

The Exorcist

EX

Aaaaah!

Enfin.
Enfin.

J'ai rencontré le premier film qui m'a vraiment fait peur. Alléluia.
(si on exclut Phantasmagoria, mais c'est un jeu vidéo-film gore, donc ça n'a rien à voir)
J'ai lu après qu'à sa sortie, il était moins 18 ans, et qu'à la vision au cinéma, il y a eu des vomissements (c'est compréhensible, mais vraiment pour les âmes très très sensibles habitués aux films Disney) , des évanouissements (faut quand même pas exagérer), des crises cardiaques (ben voyons) et des fausses couches (il serait intéressant de savoir ce que prend le chroniqueur à l'heure de l'apéritif).
Non, très franchement, il doit y avoir quelques films bien plus effrayants. c'est sûr, c'est net, c'est clair. Juste des faits pour mettre l'eau à la bouche. Mais je reconnais que j'ai allumé la lumière au milieu du film et que j'ai vu des Linda Blair un peu partout pendant quelques jours...

L'Exorciste est sublime.
L'Exorciste est intelligent.
L'Exorciste a une musique formidable.

En quelques minutes, on est dans le film. Certaines images sont vraiment très belles, les acteurs sont au moins bons. L'Exorciste est effrayant, mais si on y réfléchit, pas gore. Deux morts et on ne voit quasiment rien. (feront mieux la prochaine fois...) 
N'empêche.
Bon, l'Exorciste n'a pas que des qualités. Il est trop long, par exemple.
N'empêche.
Incroyable réalisme.
L'Exorciste ne peut pas laisser indifférent.
La scène de l'Araignée est atroce. Je ne savais pourquoi je ne les aimais pas, maintenant j'ai une raison en béton, même s'il n'y a pas du tout d'araignée(d'ailleurs j'espère que c'est bien la scène dont je parle, c'est celle ou Regan...euh...descend de l'escalier, si vous voyez ce que je veux dire)
L'Exorciste (H-B *) est un de mes films préférés, c'est un chef d'oeuvre.

*Hors Burton


Posté par Projet2501 à 23:07 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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